Historique   

Dès 1980, des médecins ont sollicité des infirmier(e)s pour faire partie d'équipes multidisciplinaires de la douleur chronique.
Leur rôle dans ce domaine était peu défini, il n'existait pas de formation infirmier(e) en douleur. Par contre,le rôle de l'infirmier(e) en cancérologie et en soins palliatifs était reconnu dans certains hôpitaux.
 
Dans le secteur de la pédiatrie, des infirmier(e)s étaient mis(es) en place pour aider au soulagement des jeunes patients.
 
Dans les années 1990, des équipes multidisciplinaires ont participé au projet « un hôpital sans douleur ». Les infirmier(e)s référentes en douleur avaient un rôle de coordination, de formation et d'accompagnement des équipes de soins. Elles réalisaient des enquêtes dans le but de convaincre leurs collègues de la nécessité de prendre en compte la douleur des patients.
 
En les interrogeant et en utilisant des échelles d'évaluation de l'intensité de la douleur, l’infirmière observait  l’évolution des chiffres qui permettaient au médecin d’adapter ou pas le traitement antalgique.
 
Ces projets se sont essoufflés par la suite, pour de multiples raisons mais le mouvement en faveur de la reconnaissance d’une fonction d’infirmier en douleur aiguë et/ou  chronique ne s'est plus jamais arrêté. Des institutions hospitalières ont cherché des moyens de financer ces nouveaux postes.



 
La Belgian Pain Society (BPS) a depuis le début admis comme membres des infirmier(e)s intéressé(e)s par le domaine de la douleur et des infirmier(e)s déjà en fonction dans quelques institutions.
Le Pr Plaghki, Président de la BPS en 1999, insistait dans sa newsletter d'automne, sur la place centrale des infirmier(e)s dans l'évaluation et le traitement de la douleur et invitait ceux(celles)-ci à participer à des groupes de travail. La BPS a également contribué à la mise en place de formations en algologie pour les infirmier(e)s. . Enfin, le Livre Blanc apportait une définition d’une fonction algologique, dans laquelle le rôle infirmier consistait à participer au suivi thérapeutique des patients en collaboration avec l'équipe multidisciplinaire.

 
En 2005,
la convention avec 9 centres de référence multidisciplinaire pour la douleur chronique a prévu notamment le financement d'un(e) infirmier(e). Ces infirmier(e)s ont depuis 6 ans, développé une expertise clinique dans la réalisation de consultations d'évaluation et/ou d'éducation avec l'équipe. Elles ont désormais une place reconnue dans le cheminement du patient douloureux.
 
Toujours en 2005, lors du symposium organisé par l'Institut Belge de la Douleur (IBDU), un texte de recommandations sur l'organisation d'un Acute Pain Service (APS) a décrit la mission de l'infirmier(e) spécialisé(e) en douleur comme étant la mise en œuvre journalière de protocoles d'analgésie. Ce texte prévoyait aussi un(e) infirmier(e) référent(e) en douleur aiguë dans chaque unité afin d'assurer la transmission rapide des informations de l'APS (Acute Pain Service) vers l'équipe soignante.
 
En 2006,
un arrêté royal établissait la liste des titres professionnels particuliers et les qualifications professionnelles particulières pour les praticiens de l'art infirmier et reconnaissait donc l'expertise particulière en évaluation et traitement de la douleur.
L'arrêté d'exécution n'a pas été publié et la ministre du SPF Santé Publique, Mme Maggie De Block a supprimé la liste des titres et qualifications en vue d’une réforme des fonctions infirmières.


En 2007,
Une convention pour la pédiatrie est signée. L'infirmier(e) coordinateur(trice) douleur en pédiatrie est spécifiquement chargé(e) de l'amélioration de la prise en charge de la douleur, exerce un rôle de formation et d'accompagnement auprès des référents douleur des unités de soins et de l'ensemble du personnel infirmier et paramédical. Il(Elle) travaille avec un pédiatre référent douleur avec lequel il(elle) collabore au sein de l'équipe douleur en pédiatrie.
 
En 2009,
un projet pilote du Servie Public Fédéral Santé Publique, Sécurité de la Chaine Alimentaire et Environnement apporte le financement d'un mi-temps infirmier pour la mise en place d'une fonction algologique dans certains hôpitaux.
Son rôle consiste à :
    • Fournir des informations aux patients
    • Sensibiliser les prestataires de soins à la nécessité de la lutte contre la douleur
    • Soutenir les infirmiers de référence
    • Introduire une évaluation systématique de la douleur par les prestataires de
     soins
    • Elaborer et mettre à jour des directives et des protocoles
    • Offrir un arsenal de base des traitements dans la prise en charge de la douleur
      chronique
    • Conseiller la direction sur la politique à mener en matière de douleur chronique
    • Assurer la continuité des soins après le départ de l'hôpital.
 
Une meilleure visibilité de la fonction algologique au sein de la structure hospitalière et un meilleur soutien de l'institution permettront d'améliorer la situation actuelle. C'est ce que nous avons commencé en rédigeant le descriptif de cette fonction.

En 2013,
  - Le 23 Mars: un groupe informel formé en 2009 rédige les statuts.
                       Il n'y a pas encore d'AG.

En 2014
     - le 24 Février: publication des statuts de notre asbl au Moniteur
     - le 24 Mars: signature de la convention de partenariat avec l'ACN

En 2015: Admission du GIFD au sein de l'UGIB (Union Générale des Infirmières Belges)